16 octobre 2005

Le Vol Chona - Puyo







J'ai survécu le pilote aussi !

En effet, quand l'avion est arrivé sur la piste, un terrible orage s'annoncait, le pilote est sorti tremblant en disant que pendant tout le vol il devençait cet orage et avait peur d´être pris dedans, car si c'était le cas, c'était sa mort assurée!
L'orage arriva deux minutes plus tard avec des vents terrifiants qui ont couché deux arbres, des pluies diluviennes ont recouvert le sol de 10 cm d'eau et en moins de 5 minutes, notre piste est devenue un marécage impraticable...
Il essayait de joindre par radio la tour de contrôle, mais la radio ne passait pas à cause de l'orage, du coup il a utilisé mon télephone satellite....
Et on nous a dit d'attendre deux heures avant de re-décoller....
On était sous l'aile de l'avion en train de s'abriter, et là je remarque des débris d'avion sur le côté de la piste (la même dérive que la notre), et là il m'explique qu'il a perdu son meilleur ami sur cette piste dans les mêmes conditions qu'aujourd'hui il y a deux ans... je suis devenu livide, j'ai photographié les débris sans savoir pourquoi...

Puis après il a fallu drainer la piste, pour enlever l'eau, et nous voilà sous la pluie avec des bâtons pour creuser des sillons transversaux à la piste longues de 150 mètres pour évacuer les 10 cm d'eau qu'il y avait dans les sillons laissés par les roues de l'avion au centre de la piste... On devait faire cela sous peine de ne pas pouvoir décoller faute de vitesse suffisante, car l'eau ralentit l'avion...

Je remarquais sur les côtés de la piste des bandes d´herbes qui avaient le mérite d'être moins inondées,je suggérais donc au pilote de décoller avec une roue sur l´herbe et l'autre sur la boue, il trouva que c'était une bonne idée, mais ne fît part du risque de se retrouver dans les arbres immédiatement, en cas de coup de vent...

Finalement on a adopté cette solution, et je me suis retrouvé à la place du copilote pour communiquer avec la tour de contrôle avec mon téléphone...
On a décollé à l'arrache, pour faire un vol de 1h20 terrible en plein orage, j'avais l'impression d'être en haute mer en pleine houle de tempête, cela tanguait de la même facon, et j'avais le mal de mer !

La forêt vue du ciel nous donnait les explications de ces phénomènes météos en amazonie imprévisibles !
Il fait chaud pendant deux jours, l'humidité s'évapore comme des cheveux d'anges de la forêt, forment de gros cumulus de convection chaud qui au contact de l'air froid en altitude finissent en gros orage, sitôt l'eau retombée, le phénomène se boucle et toutes les 5 minutes, un nouvel orage gronde....
Un phénomène dément et vicieux pour les pilotes de petits avions qui ne prennent pas assez d'altitude pour voler au dessus de ces terribles orages de convection...

On est arrivé à puyo en vrac, une fois à terre, ce brillant 'capitano' a tenu à m'inviter à déjeuner pour me remercier de ma petite aide...

J'ai eu la peur de ma vie, et on est vraiment que peu de choses faces aux phénomènes naturels...

2 commentaires:

Pascal Languillon a dit…

Et oui, Ikiam reste de l'aventure avec un grand A !!

Nous avions également eu la peur de notre vie dans un orage... mais avoue le, ce petit trip en avion, ça rend le voyage encore plus excitant, non?

Enfin, je suis content de savoir que tu vas nous revenir en bonne forme.

The shiwiars project a dit…

comme tu dis, et me voila a quito pouvant a nouveau utilliser mon toshiba americain, pardon pour les accents...

he he oui ce fut une grande aventure, une vraie