24 septembre 2005

"Roots"


Un bus en Equateur en 1993

14hOO de vol au total entre Paris et Quito, normal puisque j'aurai une escale à Madrid. Puis 5h00 de route entre Quito et Shell (Puyo), 5H00 de routes sinueuses à fleur de falaises: En effet Quito est à 2800 mètres d'altitude, bien que cette ville soit sur la ligne d'Equateur, elle est entourée de sommets enneigés...
Puis Shell(Puyo) se trouve à 800 mètres d'altitudes environ sur les contreforts de la cordillères des andes et au bord du plateau de la Haute-Amazonie. Autant dire que les paysages seront fabuleux, les vertiges foudroyants, et quelques accès d'adrénaline seront garantis. Car là 5h00 de route, signifient que pendant 5h00 le chauffeur est debout sur ses pédales de freins...
Je ne parle pas de l'état de ces routes entravées par des éboulements, les trous, et les nids de poule, sans parler de la typologie des passagers embarqués, humains ou non humains (poules, chèvres parfois).
Mais ce qui est sure, c'est que je vais voir des paysages fabuleux, des panoramas incroyables et vivre des ambiances hors du commun. Heureusement, j'aurais un compagnon, mon guide qui est le chef de cette communauté, viendra me chercher à l'aéroport, on aura ainsi tout le temps de converser et de faire connaissance, et je le remercie pour son extrême gentillesse, car, le simple fait de venir m'attendre à l'aéroport de Quito est déjà une expédition en soi...
Et je dois dire, qu'il fait preuve d'un dévouement hors du commun !
Arrivés à Puyo, suivent ensuite 1h20 de vol en avionnette et enfin quelques heures en pirogue pour rejoindre Tanguntsa...

Bref à mon retour, je vous promets des vidéos et de très belles photos sur ce blog, pour l'instant je vous propose des clichés glânés via Google ;-)

2 commentaires:

yakuwarmi a dit…

Quito-Puyo... oh oui la route est magnifique, surtout à partir d'une certaine petite ville qui s'appelle Banos, car avant le trajet se fait par la Panaméricaine, assez triste sauf s'il fait beau: il est alors possible d'observer quelques uns des nombreux volcans éteints, ou encore en activité d'Equateur. A partir de Banos, on descend progressivement d'un relief montagneux vers la forêt, qui apparaît comme un tapis immense de végétation en contrebas... l'air se gonfle progressivement d'humidité et la chaleur se fait plus intense, les maisons, signe de pluies plus fréquentes, sont de plus en plus nombreuses à être construites sur pilotis. la route se fait moins bonne effectivement aussi à partir de ce moment là, et parfois on serre même les fesses à passer dans des tunnels naturels obscures à l'intérieur desquels les chauffeurs de bus ne ressentent pas toujours le besoin d'allumer leurs phares... pas très rassurant! Quito-Puyo, c'est aussi le plaisir de voyager avec à l'avant du bus une photo de la vierge en hologramme et un "rabatteur", helant les gens sur les routes pour leur faire profiter du voyage, ce sont les nombreux vendeurs ambulants essayant de monnayer des sacs de mandarines sans jus, des glaces ou des salchipapas, c'est 5h de musique et laquelle! les Equatoriens sont muy carinosos! des chansons d'amour, et des chansons d'amour jusqu'à l'indigestion! c'est enfin le plaisir de voyager aux côtés des autochtones, absolument charmants, toujours prêts à échanger avec l'étranger qui voyage seul... là-bas la beauté des hommes vaut celle des paysages...

The shiwiars project a dit…

Cher Yakuwarmi, un immense merci pour ce trèès beau commentaire très évocateur ;-)

Valéry Grancher