03 juillet 2008

Hourrah



Chère Ingrid Betancourt

Quand j'étais chez les shiwiars en pleine jungle amazonienne, à la frontière de l'équateur et du Pérou, plus au sud de votre lieu de détention...
Je pensais à vous... Moi qui étais dans une sorte d'onirisme dans cette jungle au milieu d'une communauté de Jivaros, je me disais à quelques degrés plus au nord, vous viviez, vous, un enfer dans la solitude harcelée par une barbarie idéologique et mafieuse. Dans cette même forêt, sous le même ciel et la même latitude, vous souffriez...
Toute ma compassion et mon empathie ne pouvait rien changer, et je pensais à cela avec douleur.
Je rend hommage, à votre résistance, à votre courage, à votre dignité qui font de vous une femme, une épouse, une mère, une fille magnifique.
Aussi je ne cache pas ma joie de vous voir enfin libérée...
Merci pour votre grandeur d'âme...

Bien à vous et mes hommages

Valéry Grancher

0 Comments:

Enregistrer un commentaire

Links to this post:

Créer un lien

<< Home